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Aguera Isabel - Humbaba attaqué par Gilgamesh et Enkidu

Humbaba attaqué par Gilgamesh et Enkidu

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Aguera Isabel

Aguera Isabel

Diplômée de l’école Nationale des Beaux Arts de Paris, Isabel Aguera est rapidement soutenue par un réseau de collectionneurs inconditionnels français et étrangers qui vont lui permettre de se consacrer entièrement à sa peinture. Elle commence à voyager au début des années 90.

«C‘est à New-York qu’elle part souvent se régénérer (…) le monde de l’art parisien n’est pas sa tasse de thé (…) elle a besoin de vitalité, d’urgence et d ‘amour, là où on ne propose souvent que réserve et fausse politesse, elle a besoin d’espace, physique et intellectuel, comme elle a besoin d’un support figuratif pour peindre ses séries (…) elle aime la nuit et la couleur, celle de ses études sur papier et de ses grandes huiles sur toiles» (J.P.Frimbois art actuel 2000)

Quand on la questionne sur son travail elle va à l’essentiel, évite l’étalage des explications, des influences et des références, préserve le contenu de sa peinture comme l’intimité de ses outils et nous parle plus volontiers de l’acte de peindre et de l’accident créateur, car pour elle «  les mots ne servent pas à grand chose pour regarder une peinture ! »

Isabel Aguera vit et travaille à Paris.

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Amblard Didier - Sans titre (AMB008)

Sans titre (AMB008)

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Amblard Didier

Amblard Didier

Didier Amblard est né à Nancy en 1965.
Apprenti, il entre à l’usine pour travailler le métal, puis devient ouvrier dans le bâtiment. « Un soir, ça m’a pris de faire un trait lancé : un fauteuil de train, un repose tête, une paire de lunette à la Dutronc, un habit de moine et une gousse d’ail, mes grands-parents allaient à la foire à l’ail et aux poules »... Ainsi découvre-t-il à 16 ans sa passion pour le dessin qui ne le quittera plus. Il sera colporteur de sérigraphies sur la Côte d’azur, avant de tomber malade et d’être hospitalisé en psychiatrie. S’essaie à vivre « héréditairement » à Bar-le-Duc, où naît son fils. Et puis il rêve de menuiserie et d’ébénisterie. On le met au travail en ESAT, il produit 150 palettes de bois par jour, met des morceaux de plastique dans des sacs... Un jour il brise un saxophone, un autre une guitare, écrit des poèmes et des textes en prose riches de ses mots à lui, mélange de concrétions syllabaires, de grimaces et de bégaiements. 

Il continue de dessiner sur son cahier de croquis et de peindre, il offre et distribue ses travaux dans les structures qui l’accueillent, nul ne s’y intéresse. En 2012, Didier Amblard entre à l’atelier de l’hôpital. Le nouvel hôpital remplace l’ancien, Didier, ulcéré par la destruction de la vieille chapelle (inaugurée en 1857) décide de dessiner son « vieil hôpital », les silhouettes, celles de ses « camarades morts » : ceux « qui ne peuvent pas s’occuper de leurs enfants », ceux qui sont allés droit dans le mur et n’en sont jamais ressortis, coincés dans des angles pointés en direction du ciel, des « coinpatissants », ceux qui retournent vers leur « rucher »... Il voit ces silhouettes derrière les arbres, dans les racines, elles traversent l’air qui pour lui est plein, il vit toujours en leur compagnie, elles qui « dansent assises dans leur fauteuil ».

« Mon vieil hôpital », une anticipation prémonitoire non pas de ruines futures, qui s’autoriseraient d’une appartenance au passé (quand on construit un bâtiment peut-être devrait-on le concevoir en fonction de la ruine qu’il adviendra ?), mais plutôt une anticipation de la disparition d’un pan d’histoire, celle des malades mentaux et de bâtiments réduits indistinctement au rôle de décombres. « Mon vieil hôpital » raconte une histoire, celle des au-delà du village de Kafka, celle de la foule des mal aimés, des ombres informes, des emmurés effacés de la mémoire collective, des disparus du peuple des morts. Des non advenus.

Didier Amblard participe aux expositions de l’Atelier en tant que plasticien et poète. Un artiste qui ne joue pas l’artiste, oublie comment il s’appelle, ne signe pas son travail ; il a reçu une mission qui l’affranchit de la reconnaissance sociale comme de celle du public.

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