Les meilleurs artistes de la scène française

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Calandre Philippe

Calandre Philippe

Philippe Calandre (né en France en 1964) est un photographe plasticien autodidacte. A 16 ans, il s’embarque sur un navire et sillonne les mers durant 2 années. Pendant cette période, il appréhende du regard la condition humaine face aux grands espaces et s’initie à la photographie en découvrant les architectures portuaires. Dès lors, il concentre  essentiellement ses recherches sur l’environnement urbain et ses aberrations.

En 2000, le Fond National pour l’Art Contemporain fait l’acquisition de sa série « Ghost Stations ». En 2012, la Galerie Esther Woerdehoff expose sa série « Fiction Factories », composée de divers fragments d’architectures industrielles transposés en “usines objets” sur des no man’s land. En 2013, l’architecte Jean-Michel Wilmotte découvre son travail et lui donnera une carte blanche  pour sa Fondation Vénitienne en l’invitant  à poursuivre son travail photographique sur Venise et sa périphérie. De cette rencontre, émergeront  des îles imaginaires « Isola Nova ». Cette série sera aussi présentée au Lichfield Studio à Londres en 2014 puis à la Chapelle Royale de Versailles en 2015. Les œuvres de Philippe Calandre font l’objet d’une  savante alchimie de diverses techniques photographiques incluant les préceptes de l’imagerie post-constructiviste et de l’architecture brutaliste.

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Castaignet Michel

Castaignet Michel

Michel Castaignet est né en 1971. Après des études scientifiques à Paris puis une dizaine d’années à Londres, il s’établie entre Paris et la Champagne. Diplômé en 2000 de l’Université du Middlesex (UK) son travail se situe entre recherche conceptuelle du sujet et l’abandon au plaisir de peindre.

L’œuvre à la fois prolixe et hétérogène de Michel Castaignet s’apparente à une énigme. Comment esquisser une ligne directrice quand l’artiste se défile en permanence et que son œuvre échappe à toute rigueur formaliste ?
Des premières peintures empruntant tour à tour aux registres cubistes ou expressionnistes, l’artiste opère une modification radicale dans ses toiles aux couleurs fraiches et lumineuses appliquées par petites touches dès 2004. Avec pour point de départ la diapositive, support photographique chiné, collecté et recyclé dans plusieurs toiles, le sujet souligne à la fois la question de la représentation, de la vision et de la transformation du souvenir. Sur une même toile, l’artiste insiste sur la redite d’un même élément qui n’a pas de valeur en soi. Pourtant la mise en scène, le principe du cut-up, l’échelonnement des plans confèrent à la reproduction une dramaturgie qui faisait défaut à l’image initiale. Les reproductions choisies selon un principe d’indifférence visuelle s’apparentent à des « ready-made rectifiés » insoupçonnés, les délicates modifications apportées au cliché original étant à peine visibles.
Si déroutante soit-elle, la production picturale de Michel Castaignet ne cherche pas à épuiser les manières de faire en peinture à l’instar du peintre allemand Gérard Richter, ni même à lutter contre la mort programmée de la peinture. Pour celui qui considère l’art comme faisant parti du passé et la figure de l’artiste un peu désuète, il s’agit d’essayer de jouer le rôle d’un peintre ordinaire dans le sillage d’un artiste tel que Jean Le Gac pastichant l’artiste du dimanche dans les années 70.
Cette désacralisation du travail artistique s’accompagne d’une dépersonnalisation du style. Appliquant à la peinture les principes de l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), Michel Castaignet multiplie les contraintes au même titre que les poèmes pour bègue de Jean Lescure, ou les variations minimales de Georges Pérec. « Sa peinture du refus » repose par conséquent sur des systèmes comparables à ceux de Claude Rutault, l’instigateur des « définitions/méthodes ».
Michel Castaignet ne se contente pas de s’approprier les écritures de maîtres comme le fait Sherrie Levine (« intérieurs parisiens after Atget : 1-60 », 1997), il opère une confusion théorique en associant avec une maladresse feinte le Style qui relève de l’artiste et l’Ecriture, c’est-à-dire ce que l’œuvre énonce de son rapport à l’histoire. Cette astuce lui permet de cultiver le principe de contradiction, le non-sens, cher au mouvement Dada. C’est ainsi que les séries reprenant à leur compte des compositions de Malévitch ou du mouvement BMPT - Buren, Mosset, Parmentier et Toroni - (« BMTP», 2010), sont dans le déni de cet héritage. Dans chacune de ses compositions, l’artiste neutralise les problématiques picturales du passé en y ajoutant un sujet figuratif nostalgique de ces mêmes années 50-60, comme un flash back sur cette époque où les créateurs répondaient avec leurs moyens au « Degré zéro de l’écriture » (Roland Barthes, 1953) en cherchant à réfuter le contenu illusionniste de la peinture. Faut-il y voir une reformulation de l’histoire de l’art qui se résumerait à une redite formelle, d’autant plus décomplexée que le rythme s’accélère et l’amnésie grandit de jour en jour ? L’artiste se fait ainsi l’écho d’une société marquée par le plagiat et les simplifications théoriques, dans une recherche permanente de démocratisation de l’art et de la culture. Cependant, la multiplication des sources, l’anonymat des images reproduites sur chacune de ses toiles de Michel Castaignet créent une « opacité qui empêche le public de produire de la connaissance » selon l’essayiste Edouard Glissant (1928-2011). Là encore, l’esprit de contradiction de l’artiste a encore frappé… Alexandra Fau

 

 

« J’ai des amours secs, mais j’aimerais peindre humide » Michel Castaignet
 

 

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Chaput Cécile - Flat Burst #33

Flat Burst #33

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Chaput Cécile

Chaput Cécile

Cécile Chaput est née en 1988 à Strasbourg, elle vit et travaille à Paris.

Diplômée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux Arts de Paris (atelier Tadashi KAWAMATA) et de l'Universität der Künst de Berlin (atelier Leiko IKEMURA), Cécile Chaput disloque, démembre et recompose des cuisines déstructurées, formées d'éléments éclatés principalement en Formica. Nouant un rapport privilégié avec ce matériau délaissé, le remettant littéralement en perspective, elle lui redonne vie pour en révéler un pouvoir insoupçonné. Véritable madeleine de Proust, il fait resurgir en chacun des souvenirs, des émotions passées, des instants partagés dans une cuisine familiale, un bistrot préféré, un restaurant au charme désuet… Dans cet origami visuel, le spectateur est happé par la charge émotionnelle portée par ces compositions éclatées.

 

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Chauvel Claire - Forêt de Mare-Longue, St Philippe

Forêt de Mare-Longue, St Philippe

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Chauvel Claire

Chauvel Claire

Claire Chauvel est née en 1986. Elle vit et travaille à Belmont-Luthézieu dans l’Ain.

« […] La difficulté à saisir définitivement l’image et le mystère de la nature nourrissent la quête picturale de Claire Chauvel. C’est la recherche d’un rythme qui permet de créer finalement un lien avec la nature, lorsque la pensée se dissout. L’artiste traque donc quelque chose comme un battement fondamental, à travers une touche rarement sereine, cherchant sans relâche à dégager le paysage de tout ce qui le masque. Mais la quête est infinie : un angle-mort, à chaque fois,subsiste, exigeant la poursuite de la territorialisation, autant intérieure qu’extérieure. » Anne Malherbe

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Chrétien Manolo - NY Citillusion 10

NY Citillusion 10

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Chrétien Manolo

Chrétien Manolo

Né en 1966, Manolo Chrétien est un photographe plasticien. Il vit et travaille en France. Fils de pilote ayant grandit près de la base aérienne à Orange, il se fascine très jeune, pour l'aéronautique, et ces fantastiques machines crées pour accélérer le temps. Avions, voitures et fusées sont les symboles d'un monde en mouvement qui repousse toutes les frontières. Manolo Chrétien en capture la beauté magique pour l’imprimer sur aluminium. Ses ‘alluminations’ sont le miroir de l'ambition humaine.

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Class Marine

Class Marine

Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2007, Marine Class vit à Nantes et travaille à La Chapelle-Basse-Mer.

"Par mon travail, je convie le spectateur à un voyage imaginaire à travers des formes organiques, dans une fiction transversale qui traverse à la fois la science, le design, l’ornement, la nature et l’architecture.
Je cherche à tisser une relation entre volume et surface imprimée offrant ainsi un contexte bidimensionnel à mes objets. J’ai besoin de créer un univers qui leur est adapté, de les mettre en scène pour les faire vivre.
Ce mode de présentation me permet à la fois d’évoquer le fantastique : l’imprimé se transforme alors en cartographie mentale, mais aussi le quotidien, en utilisant des formes et  matériaux d’objets usuels."

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Crépieux Julien - Up_And_Downloading_Sasha

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Crépieux Julien

Crépieux Julien

Julien Crépieux est né en 1979. Diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Montpellier, il vit et travaille à Paris.
Julien Crépieux s'approprie et détourne le mode d'apparition des images, réalise des collages, des films ou des installations.
Lauréat du prix LOOP 2012 (Barcelone), l'oeuvre de Julien Crépieux est présente dans plusieurs collections publiques: FRAC ile-de-France, FRAC PACA, FRAC Haute-Normandie, fondation KADIST, et GAMEC (musée d'art moderne et contemporain de Bergame, Italie).

 

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