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Fabra Marie-Hélène - Les cavaliers - Série Noirs

Les cavaliers - Série Noirs

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Fabra Marie-Hélène

Fabra Marie-Hélène

Marie-Hélène Fabra est née en 1961 à Genève. Elle vit et travaille à Paris et à Berlin. Elle est diplômée des Beaux Arts de Paris et de l’École du Louvre.

Je conçois mon travail  de plus en plus comme une quête personnelle. Non que je me trouve particulièrement passionnante, mais il se trouve que c'est par moi que je vois le monde. Ma vie quotidienne me met en face de la mort, du temps qui passe, de joies, de situations loufoques ou banales qui dans ma mémoire se mêlent et jouent avec ce musée imaginaire dont parlait Malraux. Celui-ci n'avait peut-être pas imaginé à quel point la prolifération des musées et des reproductions d'oeuvres d'art allait être contemporaine de la prolifération de l'image tout court. Tant et si bien que si je me laisse aller, Raphaël côtoie Corto Maltèse. Bosch flirte avec Burton, L. Caroll avec une carte postale de Pompéi, plus quelques feuilletons fétiches de mon enfance...
On retrouvera là des vieux chemins surréalistes que je ne renie pas, avec l'utopie de l'automatisme et, peut-être, une utopie plus vieille encore où l'artiste, un moine plus ou moins défroqué, se disait inspiré.
Ce travail demande une nourriture abondante de situations propres à exciter l'imaginaire. Mon engagement dans différents projets artistiques avec des structures comme la prison, l'hôpital psychiatrique, l'asile de vieillards, est une manière d'aller au-devant de la question du visible. Je ne souhaite pas décrire ces lieux si impropres au regard. En revanche, le lien entre l’émotion que suscite ces expériences et la nécessité d'agir qu'elle engendre, est bien présent.

Marie-Hélène Fabra, 2009 catalogue pour l'exposition "la petite maison" à Yvetot

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Fajfrowska Sylvie

Fajfrowska Sylvie

Sylvie Fajfrowska est diplômée de l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris. Elle vit et travaille à Paris, et enseigne à l'ESADMM (Ecole Supérieure d'Art et de Design Marseille-Méditérranée).

Sylvie Fajfrowska part de rien pour faire le tour de tout. Dans un premier temps, elle consulte sa mémoire comme un répertoire et épuise ses sujets les uns après les autres, les efface, les recouvre pour conserver celui qui va s’imposer, figuratif ou abstrait, auquel elle va suggérer la rencontre d’une autre forme, qui par opposition provoquera une vibration, une décharge, un mariage. Une stratégie de l’improbable. Sa peinture vibre, fascine, circule par d’habiles combinaisons qui surgissent sans effet de hasard. Ses sujets finissent par échapper au registre de la représentation avec ses personnages d’apparence figés comme des instantanés et ses références architecturales parfois d’une instabilité provocante. Sa peinture nous apparaît comme suspendue, en équilibre et sous une apparente dureté s’offre à nous un subtil mélange de délicatesse et de raffinement. François Pourtaud, 2013

 

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