Les meilleurs artistes de la scène française

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MASMONTEIL Olivier - A blinding sound

A blinding sound

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MASMONTEIL Olivier

MASMONTEIL Olivier

Olivier Masmonteil est né en 1973 à Romilly sur Seine. Il vit et travaille à Paris.

Après avoir étudié à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bordeaux, il s'est exclusivement consacré au genre du paysage pendant une dizaine d'années. Sa peinture se caractérise par de grands formats, autour de la thématique centrale du paysage : forêts ténébreuses, lieux oniriques entre aube et crépuscule...

Depuis 2012, il se consacre également à d'autres thématiques, liées à la femme et à l'intimité. Dans son style à la fois réaliste et onirique, Olivier Masmonteil tente de capturer sur la toile une émotion extrêmement personnelle.

Il séjourne à Leipzig pendant un peu plus d'un an en 2005-2006, où il côtoie l'art de l'Ecole de Leipzig. Artiste globe-trotter, il réalise en 2008-2009 un voyage autour du monde dont il résulte un ensemble de mille petits tableaux de formats identiques qui compose la série Quelle que soit la minute du jour. Il réalise en 2012 son deuxième tour du monde en Asie et en Amérique du Sud. Il collabore régulièrement aux activité de l'association La Source fondée par le peintre Gérard Garouste.

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MENDRAS François - Propterea exaltabit caput - 2007-08

Propterea exaltabit caput - 2007-08

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MENDRAS François

MENDRAS François

François Mendras est né en 1962, et vit à Paris. Il a fait ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Ses œuvres ont été présentées notamment à la Fondation Cartier, au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Toulouse, au Palais des Congrès de Paris, au Centre d’art Contemporain du Creux de l’Enfer à Thiers, au Musée de Boulogne, ainsi qu’à la Fiac. Elles sont présentes dans plusieurs collections publiques comme le Fonds National d’art Contemporain ou les Frac d’Ile-de-France et d’Auvergne.

Depuis la fin des années quatre-vingt, François Mendras poursuit un travail singulier : ses peintures très colorées à la cire sur bois sont tantôt abstraites, tantôt figuratives, parfois gestuelles, parfois narratives ou décoratives, parfois si fixées ou géométriques qu’elles semblent gravées dans la matière. Il dit ne décider de rien, l’élaboration de chaque œuvre se fait de manière aléatoire : « C’est le trouble pendant l’exécution qui est tout pour [lui]. » Il affirme que « ce qui [l]’intéresse, c’est vraiment d’utiliser cet outil pour tout ce qu’il peut donner en lui-même, sans aucune adoration, mythologie, ou autre, de cette peinture ». Il utilise toutes sortes de formats, du plus petit au plus grand, du carré au tondo. Il ne fait pas de dessins préparatoires. […] Ses motifs, vanités, rosaces et motifs géométriques, portraits, personnages de mangas, de dessins animés, animaux (aussi bien souris, lapins que loups), objets, architectures, fenêtres, paysages, plantes, émergent, apparaissent et réapparaissent tour à tour, de manière non sérielle, issus d’un répertoire de formes essentielles. Il fait des clins d’œil à l’histoire de l’art, à l’actualité, des renvois autobiographiques, des combinaisons volontairement indécodables, veut que les « peintures se fassent comme les plantes poussent ». Pascale Le Thorel, avec son aimable autorisation (extrait du Dictionnaire des artistes contemporains, Larousse 2010)

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Molk Marc - Le masque de tous les jours

Le masque de tous les jours

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Molk Marc

Molk Marc

Marc Molk est né en 1972 à Marseille. Il vit et travaille à Paris.

Peintre et écrivain, il développe une œuvre où ces deux disciplines se répondent et mêlent autobiographie et fiction.

En 1997, après des études littéraires, Marc Molk obtient un DEA en Esthétique et en Philosophie de l’art, à l’Université de la Sorbonne (Paris). Son mémoire, sous la direction d’Anne Moëglin-Delcroix, s’intitule Techniques du réalisme dans la peinture contemporaine. Il entreprend ensuite, sous la direction de Michel Haar, la rédaction d’une thèse — inachevée — sur La fonction phénoménologique de la représentation picturale.
En 2006 paraît Pertes humaines, son premier roman, aux éditions Arléa.
Il participe dans les années qui suivent à plusieurs expositions collectives. En 2010, il fait partie des finalistes du Prix International de Peinture de la Fondation Guasch Coranty. Il expose au Centre d’art Tecla Sala de Barcelone. En 2010 toujours, il fait partie de l’exposition Archichaos, en compagnie de Théo Mercier, Lucien Murat et d’autres artistes français, à la galerie Rove Project, à Londres. Puis la Galeria dos Prazeres lui consacre une exposition personnelle à Madère.
En 2011, Arte l’invite à propos de son tableau Le stade du Vel’d’Hiv’ à s’exprimer sur la représentation de la Shoah en peinture. Il participe l'année suivante au 57ème Salon de Montrouge. Une exposition personnelle lui est consacrée à la galerie Da-End à Paris. 2012 voit également la publication d’une monographie consacrée à sa peinture, intitulée Marc Molk : Ekphrasis, publiée aux éditions D-Fiction & Label hypothèse. Le lancement de ce catalogue, qui met en regard tableaux et textes d’écrivains, a lieu à Artcurial.
En 2013 paraît le roman La Disparition du monde réel, dans la collection Qui Vive, aux éditions Buchet/Chastel. L'année suivante paraît Plein la vue, la peinture regardée autrement, recueil de textes très personnels à propos de trente tableaux de toutes époques admirés librement, aux éditions Wildproject. Le lancement du livre a lieu à Paris au Musée de la Chasse et de la Nature.
Les 30 et 31 octobre 2014, il participe au colloque La Fabrique de la peinture qui se tient au Collège de France, aux côtés de Jeff Koons, Anne Neukamp, Damien Cadio, Jules de Balincourt, Eva Nielsen, Hernan Bas, Chéri Samba, Thomas Lévy-Lasne, Ida Tursic & Wilfried Mille, Gregory Forstner, Glenn Brown et Amélie Bertrand. Sa communication a pour titre « La raison sentimentale ».
En 2015, Arte consacre un film à son travail de peintre et le magazine L’Oeil l’inclut dans la sélection de son numéro de février intitulé « Qui sont les peintres de demain ? ».

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Muheim Hélène

Muheim Hélène

Hélène Muheim vit et travaille à Montreuil. Franco-suisse, née en 1964 à Annecy, elle passe son enfance entre les montagnes et le Lubéron, à l’Abbaye de Sénanque, monastère cistercien et pôle culturel, où des artistes plasticiens, des musiciens, des sociologues ou encore des théologiens ont croisé son chemin et probablement influencé son parcours. Rapidement, après les Beaux-Arts, elle expose ses peintures, conçoit des installations in-situ, et simultanément, fascinée par les nouveaux médias, elle crée vosdesirs.org, un espace pour ne rien faire, terrain d’expériences graphiques et poétiques.
C’est par ce tracé numérique qu’elle retrouve le plaisir originel du dessin. Elle y consacre dorénavant toutes ses recherches, attirée par cette fragilité et ce début à tout. Ayant eu très tôt le privilège de «regarder des bouts du monde par-delà les nuages, d’en percevoir l’immensité, et l’évidente précarité de nos êtres», Hélène Muheim est allée voir plus loin. De ses voyages solitaires elle apprend du paysage à repenser notre rapport au monde et à l’image.
Elle expose son travail dans des galeries à Paris, dans des centres d’art, à Rennes, au Havre; participe régulièrement au Salon du dessin contemporain, Drawing Now - expositions personnelles et collectives - et travaille actuellement sur divers projets d’expositions institutionnels (Paris, Birmingham, Corée du Sud).

"Essayer de partir du degré zéro du paysage, du degré zéro de l’image, pâle copie de la nature, pour en venir à s’interroger sur le moment de son émerveillement et sur la façon que nous avons de procéder à son maintien. Dans une société déterminée par la prédominance de la raison, une raison dont on ne saurait plus s’affranchir complètement, dans quels territoires peut encore s’immiscer le merveilleux ?
Lieu du proche et du lointain, lieu de mémoire, le paysage appelle une évaluation multiple qui nous force à redéfinir les rapports entre la nature et l’être. Il est le miroir des relations de l’homme avec la nature, la plaque photographique sur laquelle il a laissé une trace, une histoire à raconter. Morceau de «pays», arraché du regard à la terre, mais qui donne à lui seul la mesure de notre présence au monde.
Le paysage perçu est toujours doublé d’un paysage imaginaire. Derrière tout paysage il y en a un autre à découvrir. Lieu qui est un non-lieu, utopie du désir, qu’aucun déplacement dans l’espace ne permet de rejoindre. Un ailleurs promis par l’horizon qui ne serait qu’une chimère parmi d’autres, une limite qui ne cesse de reculer mais qui, à la suivre, nous reconduirait sur nos pas, condamnés à l’errance.
L’horizon est le lieu de l’autre, donc devient objet de désir. Il m’arrache à l’illusion d’un espace autarcique pour m’ouvrir à la dimension du désir et à celle du possible, dit Claudel. L’horizon constitue en lui-même le lien entre l’espace invisible et le sujet qui le regarde. Il devient la marque de sa présence au monde et la pulsation même de son existence. De même, le paysage ne prend consistance qu’au regard d’un sujet observateur. Tout horizon est fabuleux
écrit Michel Collot. L’horizon est la frontière qui permet au guetteur de s’approprier le paysage et de le définir comme son territoire, comme espace à portée de regard et à disposition du corps. Il peut laisser penser que le champ visuel se poursuit au-delà du cadre de la représentation. Il clôt le tableau tout en l’ouvrant dans des lointains noyés de blanc.
Ainsi, le paysage perçu est doublé d’un paysage imaginaire. La limitation de la visibilité en fait une structure d’appel nécessitant l’intervention du sujet, qui doit y répondre soit par l’écriture soit par le mouvement. À travers ces voiles d’images sont les blancs qui permettent d’inventer.
Car si l’oeil pouvait tout voir, il n’y aurait rien à en dire." Hélène Muheim

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Murat Lucien - Les Musiciens Blêmes

Les Musiciens Blêmes

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Murat Lucien

Murat Lucien

Lucien Murat est né en 1986. Diplômé en 2010 de Central St Martins Londres, BA Fine Art, il vit et travaille à Paris.

Lucien Murat met en image le chaos. Un monde post-apocalyptique où l’humanité et tout ce qui la définit se sont évanouis. Que reste-t-il alors ? Une société d’êtres monstrueux, hybridés, mi-organiques, mi-mécaniques, des anges hallucinés, des terroristes aux yeux exorbités, des animaux enragés ou encore des soldats dont les squelettes riants rodent autour des incendies. Un univers carnavalesque et cannibale où planent la violence insolente des frères Chapman, le fourmillement de Brueghel l’Ancien, le goût pour la provocation de Tracey Emin, le surréalisme de Jheronimus Bosch ou encore la démesure et l’humour de Grayson Perry. Ses œuvres étirent aussi l’héritage médiéval des enluminures, des vitraux et des tapisseries historiées. En dehors des modes, l’artiste jouit ainsi d’une liberté de style et de ton qui détonne et fascine. Son imagerie ultra-violente, grotesque et monstrueuse se mêle à un tout autre type d’images : les scènes brodées sur canevas. Nous y rencontrons ainsi une nature morte où un bouquet de fleurs est joliment agencé dans un vase, un troupeau de vaches paissant tranquillement dans un champ, une odalisque se languissant dans la soie, un cavalier chevauchant fièrement, des biches dans une forêt, un calvaire breton autour duquel se sont regroupés des hommes et des femmes vêtus des costumes traditionnels. Pour donner forme au chaos, l’artiste articule les contraires. Le luxe, le calme et la volupté rencontrent le métal hurlant.

Les broderies sur canevas font partie des souvenirs d’enfance de Lucien Murat, qui, depuis quelques années, s’emploie à les récolter, les associer et les coudre entre elles. Ensemble, les canevas forment un patchwork où une multiplicité de scènes, de figures et de sujets sont combinés pour devenir le support de la peinture. L’artiste recouvre les œuvres brodées de colle transparente et peint par-dessus les motifs. Si la peinture est synonyme d’invention et de liberté, lecanevas, du fait de son cadre technique, ne laisse aucune place à l’improvisation. Il peint à partir des éléments existants dont il étire le dessin original, multiplie les motifs, augmente les scènes ou détourne les sujets. Alors, les motifs intrusifs, paranormaux et anatomiques envahissent la douceur et le calme des scènes bucoliques. Deux imageries se rencontrent pour donner naissance à des compositions où le chaos, l’absurde, l’ironie et l’humour s’entrechoquent.
Du fait de ses choix matériels et iconographiques, Lucien Murat injecte une dimension politique à son œuvre. Rien n’est y est anodin. Si la peinture est traditionnellement associée aux hommes (les « génies » de l’histoire de l’art), la pratique du canevas est liée à la sphère domestique et féminine. L’exécutant travaille d’après un modèle qu’il s’attache à reproduire le plus fidèlement. Les images étant pré-imprimées et les codes-couleurs déterminés par avance, lecanevas relève plus du passe-temps que de la création en tant que telle. Puisqu’il n’exige ni inventivité ni compétence technique spécifique, il entre en totale contradiction avec l’acte de création, avec la peinture. Dérivés de la tapisserie, les canevas sont encadrés et accrochés au-dessus des cheminées, transformés en coussins ornant les canapés et les fauteuils. Devenue très populaire à partir du XVIIIème siècle, la pratique du canevas contamine toutes les couches sociales et constitue un premier accès à l’image pour les classes les plus défavorisées. Les femmes brodent des répliques de Botticelli, du Titien, de Fragonard, de Rubens, de Vermeer ou de Millet. L’histoire de l’art et les images populaires font leur entrée dans les foyers les plus modestes. Lucien Murat superpose les registres de lecture en brouillant les archétypes, les traditions, les éternelles dichotomies (féminin-masculin, art-artisanat), les hiérarchies (peinture-broderie) et les références (jeu vidéo, bande dessinée, histoire de l’art, imagerie médicale).

Il existe cependant un point de frottement entre deux traditions, celle de la peinture et celle de la tapisserie, ce sont deux médiums d’Histoire. Ils traversent les époques et les civilisations pour restituer les images des événements (majeurs et mineurs) de l’histoire humaine. Lucien Murat s’inscrit dans cet héritage artistique. Son iconographie débridée et burlesque participe à la construction d’une mythologie nouvelle ancrée à la fois dans le passé et l’actualité. Une mythologie nourrie d’une hyper-violence et d’une confusion inhérentes à notre société amnésique et boulimique. Les tapisseries-peintures forment alors un amalgame à la fois indigeste et réjouissant, où les sujets et les motifs agissent comme un virus hautement invasif, contaminant ainsi un imaginaire collectif saturé et standardisé. Julie Crenn 2016, Kitch Trash/Trash Kitch

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