Les meilleurs artistes de la scène française

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VELICKOVIC Vladimir

VELICKOVIC Vladimir

Vladimir Velickovic est né le 11 août 1935 à Belgrade (Yougoslavie), où il expose ses oeuvres pour la première fois en 1951. C'est dans cette même ville qu'il est diplômé en 1960 de la Faculté d'architecture et que le Musée d'art moderne lui offre sa première exposition personnelle.

Il obtient le prix de peinture de la Biennale de Paris en 1965, ville où il s'installe l'année suivante et où il vit et travaille aujourd'hui encore. Il fait sa première exposition personnelle à Paris en 1967 à la Galerie du Dragon. Nommé en 1983 professeur à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il y enseigne pendant dix-huit ans.

En 2009, il crée le "Fonds Vladimir Velickovic pour le dessin", qui récompense de jeunes artistes serbes. Il est : Membre de l'Académie serbe des sciences et des arts ; Membre de l'Académie des beaux-arts, Institut de France ; Membre de l'Académie macédonienne des sciences et des arts ; Commandeur des Arts et des Lettres ; Chevalier de la Légion d'honneur.

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Velk Marko

Velk Marko

Marko Velk est né en Yougoslavie en 1969. Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris, il vit et travaille à New York.

Le dessin, en tant que système de représentation, a le pouvoir de mettre en dérive la pensée du spectateur. La radicalité de la technique nous met de plain-pied avec les intentions du créateur, et il se joue là, une partition où les projections de l’inconscient de l’artiste affluent comme des évidences. Nous parvenons donc à croire, car c’est l’image qui nous fascine, que la pesanteur est toute relative, que des fantasmagories ont autant de fondement que la raison, que l’espèce humaine n’est peut-être pas définie que par une grille génétique. Mais, ce n’est pas n’importe quel dessin qui peut produire cet effet, il faut qu’y soit ajoutée cette part indéfinissable qui transcende la représentation et l’élève en énigme. Le dessin chez Marko Velk est à ce niveau d’exigence pas seulement sur le terrain de la virtuosité technique, ce serait d’ailleurs faire un contresens  et le dévaloriser en ne retenant que cette facette, son habileté se situe sur un autre registre, celui de la pensée et de sa puissance d’évocation et de questionnement. JP Plundr

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Vilhena João - Corps de l'amour

Corps de l'amour

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Vilhena João

Vilhena João

Né au Portugal en 1973, João Vilhena vit et travaille à Paris. Diplômé de la Villa Arson, il dessine et peint selon une pratique néo-conceptuelle. Il a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives, dont Drawing Now à plusieurs reprises, Artissima Art Fair, la Villa Arson.

"Le champ scopique est comme distendu, leurré. Pour João Vilhena, c’est un moyen d’ « obliger le regardeur à faire un pas chassé, l’obligeant à un travail du regard, au-delà de l’acceptation passive», explique-t-il. Souvent, ce sont de très légers jeux visuels, nous rappelant ce qu’écrit Lacan à propos de l’anamorphose, ce « jeu délicieux, […] procédé qui fait apparaître à volonté toute chose dans un étirement particulier ». Il y a bien une certaine jouissance dans cette subtile mise à distance, un plaisir de la dissemblance que l’artiste théorise comme le paradigme essentiel de sa démarche : «  toujours parvenir à saisir le différentiel entre le réel et sa représentation ; et pour cela, la ressemblance n’est pas suffisante : le trompe l’œil est précisément ce qui pointe le dissemblant et le rend fascinant ». 

De plus, ce travail du regard est aussi un travail de langage. Les titres et différents prête-noms qui servent à l’artiste de signature sont une manière de poursuivre le trompe l’œil par d’autres moyens. Par exemple, en écho à Georges Pérec notamment, l’artiste est très attaché aux contrepèteries, anagrammes et autres jeux d’esprit comme outil de redoublement du trompe l’œil : un dessin sera signé par un certain « Karol Dupont » pendant qu’un autre sera l’œuvre de « G. Duluc ». Comprenne qui veut, mais il ne faut pas aller très loin…" Léa Bismuth dans la rubrique Introducing, Artpress 404, sept 2014

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Vyskoc Tristan

Vyskoc Tristan

Tristan Vyskoc est né le 7 juin 1971 à la Réunion. Il vit à Boulogne.
Il y a toujours un commencement. Je ne sais pas peindre. Un grand-père (René-Marie Castaing), grand prix de Rome, que je n’ai pas connu. Un besoin, un jour, vers 25 ans, de peindre. Une évidence. A l’exception d’une dizaine de cours du soir aux Beaux-Arts avec mon ami François Mendras, je n’ai pas appris. Des débuts chaotiques, faits de tâtonnements, d’hésitations, d’erreurs. Des erreurs qui ont construit mon travail et le construisent chaque jour. Des erreurs importantes qui m’ont fait évoluer et m’ont enrichi. Cela fait 20 ans que je cherche. Et depuis 2 ans, je peins pour raconter une histoire.
Le 11 mai 2011, a surgi un bruit effroyable qui a bouleversé ma vie. Mon univers a basculé…d’un coup à cause d’un acouphène. Jamais je n’avais imaginé qu’un bruit puisse modifier à ce point mon existence. Patiemment j’ai appris la résilience, pour ne pas sombrer.
2012, je résiste…2013, je découvre un palliatif, éphémère, dangereux…je cours, à en perdre la raison...2014, je cours encore…2015, je cours à en perdre la vie. La course de trop…un ultratrail autour du Mont Blanc. L’urgence vitale. Une nuit mystique. La fin d’un cycle. Ne pouvant plus aller à l’atelier, je dessine chez moi sur des petits formats en utilisant pour la première fois de l’encre de Chine. Je découvre la magie du noir. La transposition sur de grandes toiles, avec de l’huile, me plaît et m’ouvre des champs que je n’avais pas imaginés. Mais il faut que j’évacue, la souffrance, les dialyses, la peur du noir, la ligne rouge, la fin, l’après…

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