Les meilleurs artistes de la scène française

Jane

Xavier DEVAUD

1 700 €

Année : 2017

Génération d'artistes : Nés dans les années 70

Catégorie : Dessin

Technique : Encre / Poska sur papier thaïlandais

Dimension : 180 cm x 90 cm

Persistance de la peinture, par Frédéric Ferney

Un peintre.
ça devient rare.
On l’imagine sous un chapeau de paille, entouré
d’abeilles et de figues, infiniment docile à la plus douce
pente de sa durée.
Pour autant, Xavier Devaud ne se prend pas pour
Cézanne.
Un peintre, ça n’invente rien, ça se souvient, ça
récapitule, ça rend les choses plus désirables, c’est tout.
Quelques axiomes.
Le paradis est un jardin.
L’enfance est un pré.
La peinture est un cercle.
Quoi d’autre ?
Ce qu’on sait déjà mais on ne sait pas qu’on le sait ou
bien on l’a oublié, il le montre, il le répète : tout est là
depuis toujours, tout est vrai, tout recommence.
Seul le présent existe.
Aimer cela.
Que peint-il ?
Ca.
Est-ce du sable, du sel ou de la neige ? Et d’où vient ce
bleu captif d’une chevelure ? Et ce carmin qui n’existe
pas ?...
Que veulent ses doigts ?
Il n’en sait rien.
La nature est un corps aveugle dont il est l’oeil et les
doigts.
Ce sont eux qui rêvent.
Et lui, que veut-il ?
Rien.
Sa quête – mais c’est aussi une aventure et un combat -
est sereine et sans illusion.
C’est une force lente qui s’élabore, s’émancipe des
préférences de la foule, des clameurs ordinaires, des
fausses images.
Un travail – Devaud travaille chaque jour comme un curé
ou un paysan !
Une joie qui reste humble, fragile, non pas donnée mais
reconquise à chaque instant.
Une persévérance attentive qui est le pressentiment et
l’aveu d’une dignité muette, inhérente aux choses.
Plus encore que la matière, le peintre Devaud nous rend
tangible la substance : ce qui demeure dans ce qui fuit,
dans ce qui coule, dans ce qui tombe.
Ce qui persiste dans l’accident.
De l’ocre, du noir avec un cran de ciel qu’on entrevoit,
comme si c’était déjà le matin.
Des ombres blanches et des présages.
La beauté d’une femme étrangère que son sourire accroît.
Le torse nu et décharné d’un vieil homme qui paraît coiffé
de son crâne.
On croit s’éloigner du réel parce que Devaud embellit
malgré lui ce qu’il touche, mais non, il ne cesse d’y
revenir.
Au vrai, il ne le quitte pas.
Chaque tableau ne renvoie qu’à lui-même, en pure perte,
comme si Devaud dessinait une échelle de sons, une
gamme, comme s’il pinçait inlassablement des cordes.
Son sujet, c’est la peinture.
 

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Xavier DEVAUD

Xavier DEVAUD

Xavier Devaud vient de recevoir le prix Claire Combes de peinture de la Fondation Taylor.

Le dessin et la peinture sont ses vraies bases. Il se sent peintre avant tout.

A 17 ans, le bac en poche, il entre aux Beaux-Arts de Rueil-Malmaison afin de préparer l’entrée en écoles nationales, pressenti comme le plus doué en dessin dans sa promotion, son professeur de gravure lui recommande de ne pas faire d’école mais de peindre….

C’est alors qu’il abandonne les études d’arts-plastiques et décide de se consacrer au théâtre, il suit les cours de Véra-Gregh-tania Balachova tout en continuant à peindre et dessiner, s’enchaîneront les cours florent, et de multiples stages, dont la danse contemporaine.

Pour subvenir à ses besoins, il devient pendant 7 ans travailleur social, en banlieue, dans une crèche(Sol en Si), en ZEP, la peinture et le dessin ne cessent cependant jamais de l’accompagner, accumulant au fil du temps nombre de productions.

Puis vient le jour, en 2011 où la chance lui sourit, il est retenu à l’unanimité pour exposer individuellement dans un lieu prisé dans le monde discret de l’Art, l’espace Landowski à Boulogne Billancourt, l’exposition durera 3 mois et lui permettra de présenter des œuvres de 3m.

S’enchaînent depuis un grand nombre d’expositions, 5 galeries, dont Bruxelles, des salons du dessin contemporain. Invité d’honneur plusieurs fois dans certaines municipalités dont le 93 à la légion d’honneur, ou il réalisera un diptyque de 5m sur 3m intitulé « VERTIGE »….

Puis le théâtre le rattrape, mais cette fois-ci en tant que peintre, c’est ainsi qu’il intervient au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique sous la direction de Daniel Mesguich, qu’il envahira de ses toiles et ou il réalisera une performance en direct dans un spectacle mis en scène par Jean-Damien Barbin, dans le cadre des classes de Juin. Il croise John malkovich sur son chemin, il peindra, dessinera une semaine avant la générale des « liaisons dangereuses » au théâtre de l’atelier, peintures et dessins. Il réalise récemment la couverture de la pièce « demain dès l’aube » de Pierre Notte à l’avant scène-théâtre, la première affiche de « Re-Vue »de Guesch Patti. Les performances ont maintenant pris une place plus importante, accompagnant sa production picturale. Sont prévues de nombreux événements, expositions, performances, illustrations…. L’aventure continue…

Expositions
Du 2 mai 2019 au 18 mai 2019 / Altérité / 100 rue de Charenton - 75012 Paris
2015 / Librairie du Théâtre du Rond Point / Paris, France
Du 1 novembre 2014 au 23 novembre 2014 / Centre Jean Hardouin, Invité d'honneur / Montgeron, France
Du 18 janvier 2011 au 13 mars 2011 / Espace Landowski / Boulogne Billancourt, France
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